Ecopâturage

Gerard et 5 brebis
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Ecopâturage3 principaux types d’éco-pâturage

L’eco-pâturage transhumant :
C’est un pâturage itinérant, à diverses fréquences mensuelles ou annuelles selon les situations. Tout le monde connait la transhumance des troupeaux en montagne. En Belgique, le pâturage transhumant le plus connu est celui exercé dans les Fagnes pour maîtriser la végétation afin d’éviter les incendies estivaux. C’est un pâturage qui s’exerce de mars à novembre car le bétail est rentré en stabulation pour l’hiver et pour les agnelages.

L’eco-pâturage temporaire :
Depuis les années ’90, les pouvoirs publics et les associations de naturalistes se sont rendus compte que certains sites « ouverts » avaient tendance à se refermer avec un reboisement naturel et que disparaissaient ainsi certaines espèces végétales rares, d’insectes rares associés à ces dernières et de la petite faune qui y sont également liés. Pour contrôler ces espaces naturels, on s’est inspiré des activités du pâturage transhumant pour faire pâturer du bétail à des moments particuliers pour, d’une part, maintenir des sites à haute valeur biologique et, d’autre part, pour favoriser la préservation de plantes rares, d’insectes protégés et de la petite faune voués à disparaître. Le nombre d’animaux et les durées de pâturage sont variables en fonction des objectifs recherchés et du type de milieu.
Récemment, avec l’explosion des zonings industriels installés en zone agricole sont apparus des acteurs qui proposent des services d’entretien alternatif d’espaces verts. Ces derniers utilisent principalement des races de moutons plus ou moins rustiques et de petite taille, plus faciles à manipuler. Des bovins rustiques, tout comme des chevaux rustiques, sont utilisés dans de grandes réserves naturelles en rotation : un parcellaire est organisé et les animaux pâturent une zone durant une certaine période et ensuite une autre. Des arrangements pour un pâturage temporaire avec des propriétaires de bovins et d’équins rustiques peuvent être envisagés. Les races bovines les plus utilisées sont les Highlands et les Galloway.
Ce pâturage rotatif temporaire est à mi-chemin avec le 3ème type d’eco-pâturage – l’éco-pâturage permanent – si les animaux ne sont pas ramenés en stabulation en hiver.

L’eco-pâturage permanent extensif :
Dans les types de pâturage précédents, les animaux sont repris en fin de saison (de mars à novembre) pour passer l’hiver en bergerie.
Dans ce cas-ci, des pâturages hivernaux peuvent également se justifier et nous parlons alors d’éco-pâturage permanent extensif. Il est bon de savoir que sur une hauteur de 20 cm d’herbe, les 10 cm inférieurs de la graminée sont deux fois plus riches que les 10 cm supérieurs ; mais qu’un mouton ingère une masse végétale quasi constante tandis que cette dernière croît plus ou moins fort au cours des saisons. La croissance s’arrête en-dessous de 5°C. Voir schéma ci-après.

Le seul appoint complémentaire en foin est nécessaire pour les périodes de fortes gelées ou de fort enneigement lorsque les animaux ont du mal à trouver du fourrage vert sous la neige. C’est au mois de mars que l’évaluation du pâturage est la plus pertinente pour adapter la charge effective à l’hectare.
C’est principalement entre novembre et mars que les moutons ou les bovins rustiques s’attaquent aux plantes ligneuses à contrôler (jeunes pousses de d’arbres, ronces, lierre, etc…) car ils sont naturellement à la recherche de minéraux. Ils peuvent alors s’en prendre à l’écorce des arbres, en particulier celle des feuillus tels que saules, frênes, fruitiers, érables, chênes, etc…
Certaines races de moutons rustiques telle que les Soay broutent les rumex, têtes de chardons, orties en automne (lorsque l’acide formique s’est résorbé), renouée du Japon, renoncules et autres dicotylées déclarées comme « adventices » dans les prairies.
Pour les 3 types de pâturage susmentionnés, des exclos peuvent être posés pour préserver certains massifs de plantes à protéger, tout comme des protections pour certains arbres remarquables à protéger.

Disponibilité de l’herbe

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https://www.chevalannonce.com/articles/alimentation/herbe-nutrition-equine

Le mouton Soay est particulièrement indiqué pour l’entretien permanent d’espaces naturels, plus que pour un entretien temporaire par transhumance pour laquelle son comportement ne convient pas.Sa présence est toute indiquée dans les vergers, parcs et réserves naturelles dont il peut assurer un entretien permanent et écologique à un coût minimum. Les arbres à conserver doivent être protégés.

La charge à l’hectare, en système extensif, est très variable : 2 à 5 individus par hectare en réserves naturelles (friches ou prairies sauvages), 6 à 8 pour un verger ou un parc avec une prairie de qualité.Il est recommandé de commencer avec une faible charge à l’hectare et, ensuite, augmenter progressivement suivant la capacité de charge de l’endroit en ayant soin d’observer l’état celui-ci à la fin de l’hiver, début ou mi-mars.

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Depuis quelques années, nous avons recommandé avec succès l’introduction de jeunes béliers de même âge pour l’entretien de vergers ou parcs naturels. C’est une solution idéale pour des amateurs désirant seulement un brouteur sympathique et rustique, sans expérience avec les ovins et ne souhaitant pas faire de reproduction avec les contraintes que cela engendre. Pourquoi des béliers ? Simplement, parce que, d’une part des brebis qui ne sont pas saillies muent mal ou pas du tout, et, d’autre part les béliers de même âge ont l’habitude de vivre en petits groupes de mâles comme sur l’archipel de St Kilda.

Comme le Soay n’est pas un mouton parfait, le seul inconvénient que nous pouvons rencontrer est celui du rassemblement. Pour rassembler les Soay, il est nécessaire de prévoir un système adéquat tel qu’un couloir de contention (130cm de hauteur) dans lequel il faut les habituer à passer sans le fermer. Le jour où il faudra les rassembler pour les identifier, vermifuger, trier, etc… ce sera beaucoup plus simple de les y amener pour les garder provisoirement. Il est recommandé de toujours procéder avec calme.

Comme le Soay n’est pas un mouton parfait, le seul inconvénient que nous pouvons rencontrer est celui du rassemblement. Pour rassembler les Soay, il est nécessaire de prévoir un système adéquat tel qu’un couloir de contention (130cm de hauteur) dans lequel il faut les habituer à passer sans le fermer. Le jour où il faudra les rassembler pour les identifier, vermifuger, trier, etc… ce sera beaucoup plus simple de les y amener pour les garder provisoirement.  Il est recommandé de toujours procéder avec calme.

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