EcopâturageEntretien de Réserves Naturelles et de sites d’intérêt biologique

Entre 1997 et 1999, un projet pilote a été initié avec les Naturalistes de la Haute Lesse pour entretenir un premier site d’intérêt biologique de plus de quatre hectares (dans la Réserve Naturelle de Somme et Lesse).

En 2003, diverses expériences de cette gestion par pâturage ont été engagées avec le Soay dans d’autres coins de la Belgique, notamment en Campine où un troupeau de 40 Soays sont actuellement utilisés pour l’entretien de sites naturels d’intérêt biologique.
Près de Falaën, un troupeau d’une dizaine de moutons Soay avec un couple d’âne sont utilisés pour dégager et entretenir les anciennes prairies calcaires et les versants boisés (2ha) au pied de Montaigle.
Depuis 12 ans, un troupeau de plus de 60 moutons entretiennent un espace naturel privé de plus de 4 ha dans les environs de Jabbeke (De Haan) dans les polders. Ces derniers sont répartis en 4 troupeaux d’une quinzaine de brebis par hectare.
Depuis septembre 2008, une douzaine de béliers entretiennent les bassins de décantation de l’ancienne sucrerie de Frasnes-lez-Anvaing transformés en réserve naturelle ornithologique.
Ce sont quelques exemples en Belgique parmi d’autres (voir références ci-après) où les moutons ne reçoivent quasi aucun complément alimentaire hivernal.

NB : Comme clôture, il est conseillé pour les réserves naturelles d’utiliser des clôtures de type Ursus léger 120 ou 130/18/15, surtout pour empêcher les chiens errants de pénétrer dans l’enclos.
Particulièrement rustique, le Soay ne craint pas le froid mais il apprécie un simple abri contre les bourrasques hivernales et comme ombrage lors de grosses chaleurs estivales.

L’eco-pâturage est intéressant au niveau économique, au niveau social et il est respectueux de l’environnement. Ces avantages expliquent pourquoi ce mode de gestion commence à se (re)développer dans les espaces publics. Presque tous les espaces naturels peuvent se prêter à cette pratique, il suffit de bien choisir le type d’animaux en fonction de la superficie et des contraintes locales.

A condition qu’il soit bien conduit pour éviter le surpâturage ou le sous-pâturage, l’écopâturage présente plusieurs intérêts :

  • Maintien d’une flore plus diversifiée (biodiversité), au travers d’une gestion différenciée ;
  • Diminution des coûts de gestion, notamment dans les endroits peu accessibles aux engins (fortes pentes, faible portance des sols en zone humide) ;
  • Sauvegarde ou sauvegarde d’espèces anciennes et rustiques, valorisation de races locales ;
  • Possibilité de limiter ou stopper le développement de certaines espèces invasives ou indésirables sans engins, ni produits chimiques (ex : broutage de la renouée du Japon)
  • Diminution de son empreinte écologique et de son empreinte carbone pour le gestionnaire ;
  • Possibilité de revente de viande sous le label bio dans certains cas ;
  • Réduction des déchets verts (plus de déchets de tontes);
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